Magdalena Fernandez

Le samedi 2 octobre 2010 dans le cadre de la Nuit Blanche

Ortalis Ruficauda

Née en 1964, Magdalena Fernandez, vit et travaille à Caracas.
Son œuvre a comme spécificité d’intégrer sensoriellement le spectateur dans un contexte ambiant déterminé, référant à l’ambiance tactile, visuelle et surtout auditive de son propre pays.

C’est pour la création d’atmosphères sensorielles-et souvent sensationnelles, car elles englobent non seulement complètement le spectateur, mais s’adressent à tous ses sens à la fois; vue, ouïe, touché- que Magdalena Fernandez est unanimement saluée par la critique internationale.
Son travail est d’ores et déjà internationalement reconnu. Elle a ainsi exposé en Europe dans plusieurs galeries-au Portugal en Italie et en Espagne- et en Amérique-latine, et a obtenu plusieurs prix attestant de la qualité de ses oeuvres.
En 1997 le Museo de Arte Moderno Jésus Rafaél Soto lui consacre une exposition personnelle, en 2006 c’est le Museo de Arte Contemporaneo de Caracas qui l’accueille ainsi que la Cisneros Art Foundation de Miami. En 1999 elle reçoit le prix unique de la Bienal de artes Visuales Christian Dior à Caracas et est de nouveau primée en 2009, à la Biennale de Cuenca.

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2010, est offerte à cette artiste la possibilité d’étendre l’espace de la galerie à la rue et de s’exprimer dans un espace sans limites, sans murs.
C’est évidement dans ces situations, sans limites, que ses installations atteignent leur apogée.

« Cette installation vidéo 2pmTG010, ‘Ortalis reficauda’ met en jeu un regard qui connait du mouvement et les transformations, pour lesquels le plan, la ligne ou la couleur sont aussi l’empreinte d’un corps et d’une expérience. Dans cette mise en jeu, dans cette présentation, une réticule de plans chromatiques, se dynamise, se meut et change, au rythme inespéré de la Voix sévère et sauvage d’une Guacharaca. Une Guacharaca qui se déploie en plans, couleurs et lignes qui se défigurent et se déforment, un son cru qui s’installe comme chant visuel.
Une rue parisienne qui sera, alors, traversée par ce son inédit (impossible pour ses espaces), par ces plans et couleurs insaisissables et imperceptibles, et en elles, à l’égal des villes latino-américaines, la construction humaine s’imbibera de nature, la rigidité géométrique se divisera entre chants et visions, au rythme de son inhérente sensualité. »
(Extrait, Sandra Pinardi)