ART CINETIQUE

Cinétique/Lumino-cinétique : origines et poétique

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Antonia Asis - gouache - 1967
Cruz-diez - Color aditivo permutable, 1982
Sobrino - Sans-titre, 1975
Asis gouache 1967
cruz diez color aditivo permutable, 1982
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Julio Le Parc, Mobile rouge sur blanc, 1962
Martha Boto dilatation sic, 1973 (2)
Martha Boto dilatation sid, 1973 (1)
Sobrino, Sans titre, signé, 1975, Plexiglas torsadé NB, format 14x68x14 cm.
vue d'expo cinétique
cruz diez color aditivo permutable, 1982
Martha Boto - Dilatation-sic, 1973
Cruz-Diez transchromie b 1965
Martha Boto - Dilatation-sid, 1973
Julio Le Parc, Mobile rouge sur blanc, 1962
Martha Boto dilatation sic, 1973 (2)
Martha Boto dilatation sid, 1973 (1)
Sobrino, Sans titre, signé, 1975, Plexiglas torsadé NB, format 14x68x14 cm.
Vardanega, tiges bleu,projet,  45 x 45 cm , plexiglas 1973
Vardanega, tiges orange, projet, 45 x 45 cm, plexiglas 1973
vue d'expo cinétique
yvaral, Interférences, 1972, 62 x 62 cm

Exposition du 19 mars au 23 mai 2015

Au-delà des concepts d’avant-garde et de modernisme ce sont des notions de poésie et d’utopie qui accompagnent la naissance de l’art cinétique. Dès 1955, dans le fameux Manifeste Jaune, Pontus Hulten en discerne les prémices en proclamant que enfin « des images quittent leurs positions statiques, elles viennent se mêler à nous, engageant un dialogue fécond. Innombrables possibilités qui s’éveillent soudain et qui balaient de leurs faisceaux lumineux l’horizon de l’avenir ». Voilà qui devrait nous permettre de ne plus percevoir l’art cinétique comme un art à l’aspect simplement «mécanique», mais comme une tendance emplie de poésie créative, au même titre que bien d’autres mouvements dans l’histoire de l’art. Esthétique dans laquelle tous les éléments sont mis en oeuvre afin d’obtenir un ensemble observable instable, l’art cinétique comprend à la fois des oeuvres en mouvement virtuel et des oeuvres tridimensionnelles en mouvement réel. La lumière, élément far de cette plastique,s’imposa rapidement comme un matériau fugace et infiniment riche et son interaction avec le mouvement réel donna naissance au lumino-cinétisme. Sans pour autant faire abstraction de sources plus anciennes, on fait généralement remonter l’art cinétique aux années vingt, avec les pionniers que furent Marcel Duchamp, Man Ray, Moholy-Nagy, et pourtant on ne s’attache que peu aux aspects mécaniques dans l’oeuvre de ces derniers.

En tant que mouvement artistique, le cinétisme prit forme dans les années cinquante, gagnant une intensité nouvelle pendant et au-delà des années soixante, avec de jeunes artistes comme Nino Calos, Joël Stein, et en particulier les latino-américains installés à Paris tels que Jesus Raphael Soto, Carlos Cruz-Diez, Julio Le Parc, Francisco Sobrino, Hugo Demarco, Horacio Garcia-Rossi, Martha Boto et Grégorio Vardanega. C’est justement autour d’oeuvres emblématiques et originales de ces créateurs, qui ont inscrit l’art cinétique et le lumino-cinétique dans l’histoire de l’art, que la Galerie NMarino nous réunit de nouveau aujourd’hui.